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Recours après un décès suite à une erreur médicale : quels droits pour les ayants droit ?

13/06/2026
Recours après un décès suite à une erreur médicale : quels droits pour les ayants droit ?
Famille ou héritiers d'un proche décédé suite à une erreur médicale : découvrez vos droits et les démarches pour obtenir réparation

Chaque année en France, entre 30 000 et 50 000 décès seraient liés à des erreurs médicales, un chiffre qui dépasse celui des accidents de la route. Derrière ces statistiques se cachent des familles plongées dans le deuil, souvent démunies face à la complexité des démarches juridiques. Pourtant, le droit français offre aux proches d'un patient décédé lors ou après une opération de véritables leviers pour obtenir réparation — y compris lorsqu'aucune faute du praticien n'est établie. Maître Hugo Bargès, avocat au Barreau de Lille et titulaire d'un Master 2 en droit médical, accompagne les familles confrontées à ces situations dans l'identification de leurs recours après un décès lié à une erreur médicale. Cet article vous explique qui peut agir, pour quels préjudices, sur quelle base juridique et comment engager les premières démarches sans compromettre vos droits.

Ce qu'il faut retenir
  • Les ayants droit disposent d'un délai de 10 ans à compter du décès pour engager un recours en indemnisation (article L.1142-28 du CSP), et de 6 ans pour une plainte pénale pour homicide involontaire.
  • En cas de décès, les seuils de gravité exigés pour accéder à l'indemnisation par l'ONIAM au titre de l'aléa thérapeutique sont considérés comme atteints de facto — aucune démonstration du taux d'AIPP n'est nécessaire.
  • Le préjudice économique du conjoint survivant peut atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros grâce à la capitalisation selon le barème de la Gazette du Palais : pour un conjoint de 45 ans, une perte de revenus de 2 000 €/mois peut représenter un préjudice capitalisé supérieur à 600 000 €.
  • L'acceptation d'une offre de l'ONIAM ou de l'assureur vaut transaction définitive : tout recours judiciaire ultérieur est fermé (article L.1142-19 du CSP). L'offre doit impérativement être évaluée par un avocat spécialisé en dommage corporel avant toute signature.

Héritiers et victimes par ricochet : deux catégories de proches aux droits distincts

Les héritiers au sens successoral

Après le décès d'un patient, deux grandes catégories de personnes peuvent exercer un recours. La première regroupe les héritiers au sens successoral : conjoint survivant, enfants, parents, selon les règles de la dévolution successorale. Ces héritiers disposent d'un double fondement pour agir. Ils peuvent réclamer l'indemnisation de leurs propres préjudices, mais également faire valoir les droits à réparation que le défunt n'a pas eu le temps d'exercer de son vivant, par le mécanisme de la transmissibilité successorale.

Les victimes par ricochet : un droit ouvert au-delà du lien de parenté

La seconde catégorie concerne les victimes par ricochet. Il s'agit de toute personne justifiant d'un lien affectif réel avec le défunt, indépendamment de tout lien de parenté ou de succession. Un concubin non marié, un frère, une sœur, un ami proche peuvent ainsi prétendre à une indemnisation de leur préjudice propre. La preuve du lien affectif peut être apportée par tout moyen : attestations, photographies, correspondances, témoignages écrits.

Les trois cercles de proches indemnisables

Il est essentiel de ne pas limiter la demande d'indemnisation aux seuls héritiers légaux. La nomenclature Dintilhac, référentiel élaboré en 2005 par Jean-Pierre Dintilhac, président de la 2e chambre civile de la Cour de cassation, distingue trois cercles de proches indemnisables : le conjoint, les enfants, les parents au premier cercle ; les frères, sœurs et grands-parents au deuxième ; les personnes sans lien de parenté mais justifiant d'un lien affectif avéré au troisième.

Quels préjudices sont indemnisables après le décès d'un proche ?

Le préjudice d'affection : des montants qui varient selon les référentiels

Le préjudice d'affection constitue le poste le plus connu. Il vise la souffrance morale causée par la disparition du proche. Selon le référentiel Mornet, actualisé en septembre 2024, les fourchettes indicatives s'établissent ainsi : entre 20 000 et 30 000 € pour le conjoint ou un enfant mineur, jusqu'à 35 000 € pour un parent ayant perdu un enfant vivant au foyer, et des montants moindres mais indemnisables pour les frères, sœurs et grands-parents. Ces chiffres ne sont pas des barèmes contraignants : le juge conserve une appréciation souveraine. Il convient de souligner que le référentiel Mornet et le référentiel interne de l'ONIAM sont deux outils distincts et divergents : le référentiel Mornet, utilisé par les tribunaux et les avocats spécialisés en dommage corporel, tend à aboutir à des montants supérieurs à ceux proposés par l'ONIAM dans le cadre de la procédure CCI. C'est cette divergence structurelle — et non une simple négligence — qui explique que les offres ONIAM sont régulièrement inférieures aux montants accordés par les juridictions. Un avocat expert en dommage corporel connaît les deux référentiels et peut identifier précisément l'écart entre l'offre proposée et ce que les tribunaux accorderaient, afin d'aider la famille à décider en connaissance de cause.

Les autres postes de préjudice souvent négligés

D'autres postes de préjudice, moins connus mais tout aussi indemnisables, méritent votre attention :

  • Le préjudice d'accompagnement : il indemnise la souffrance morale des proches ayant accompagné la victime entre l'accident médical et le décès. Ce poste est souvent omis dans les offres amiables des assureurs.
  • Le préjudice d'attente et d'inquiétude, reconnu par la Cour de cassation le 23 mars 2022 (arrêt en chambre mixte), pour les proches ayant vécu dans l'angoisse d'une issue fatale.
  • Le préjudice économique : perte de revenus du foyer, capitalisée sur la durée de vie probable du conjoint survivant. Ce poste peut représenter à lui seul plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d'euros. En effet, le préjudice économique ne se limite pas à la perte mensuelle immédiate : il doit être capitalisé à l'aide du barème de capitalisation de la Gazette du Palais, actualisé chaque année, qui applique un coefficient multiplicateur fondé sur l'âge et le sexe du survivant. Par exemple, pour un conjoint survivant de 45 ans, le coefficient applicable en 2024 est supérieur à 25, ce qui signifie que la perte d'un revenu mensuel de 2 000 € peut générer un préjudice capitalisé supérieur à 600 000 €. Ce calcul technique nécessite l'intervention d'un avocat spécialisé en dommage corporel pour être correctement valorisé face à un assureur.
  • Les frais d'obsèques et frais divers (déplacement, hébergement lors de l'hospitalisation), remboursés sur justificatifs.

Exemple concret : Mathilde Renaudin, 42 ans, a perdu son époux Clément, 47 ans, à la suite d'une erreur de surveillance postopératoire dans une clinique de la métropole lilloise. Clément percevait un salaire mensuel net de 2 800 €. L'assureur de la clinique a proposé une indemnisation forfaitaire de 85 000 € au titre du préjudice économique. Après intervention d'un avocat spécialisé, le préjudice économique a été capitalisé selon le barème de la Gazette du Palais applicable à l'âge de Mathilde, aboutissant à un montant de plus de 520 000 € pour ce seul poste — auquel se sont ajoutés le préjudice d'affection (28 000 €), le préjudice d'accompagnement (8 000 €) et les frais d'obsèques. L'écart entre l'offre initiale et l'indemnisation finale illustre l'importance d'une évaluation rigoureuse de chaque poste.

La perte de chance de survie : un préjudice transmissible aux héritiers

Un dernier poste mérite une attention particulière : la perte de chance de survie. Lorsqu'une faute médicale a diminué les probabilités de survie du patient, ce préjudice, né dans le patrimoine du défunt, se transmet à ses héritiers. La Cour de cassation l'a consacré dans un arrêt du 13 mars 2007, confirmé le 14 octobre 2010. Les montants varient entre 10 000 et 200 000 € selon la gravité de la faute et l'ampleur de la chance perdue. Par exemple, si un retard de diagnostic a réduit de 40 % les chances de survie d'un patient, les héritiers pourront être indemnisés à hauteur de cette fraction du préjudice total.

Lorsque le décès est survenu dans un établissement public (hôpital, CHU), le Conseil d'État a posé un principe distinct de celui applicable au secteur privé : la réparation due par l'hôpital n'est pas égale au dommage corporel total, mais correspond à une fraction de ce dommage, déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue (CE, Assemblée, 7 décembre 2007, Centre hospitalier de Vienne, n° 289328). Concrètement, si la faute de l'hôpital a réduit de 40 % les chances de survie, l'indemnisation sera calculée sur 40 % du préjudice total, et non sur la totalité. Ce calcul, distinct de la règle applicable devant le tribunal judiciaire, doit être maîtrisé par un avocat spécialisé en droit administratif médical pour éviter une sous-évaluation du dossier.

À noter : La saisine du Conseil de l'Ordre des médecins constitue une voie disciplinaire distincte de l'action en indemnisation : elle permet de demander une sanction contre le praticien (avertissement, blâme, suspension, radiation), mais ne permet en aucun cas d'obtenir des dommages et intérêts. Cette démarche peut être conduite en parallèle de la procédure CCI ou de l'action judiciaire, sans interférence, mais ne doit pas être confondue avec elles. Engager une procédure ordinale seule, sans action en indemnisation, laisserait la famille sans réparation financière et ne suspendrait pas les délais de prescription de l'action civile ou administrative.

Recours après un décès par erreur médicale ou par aléa thérapeutique : qui indemnise ?

La faute médicale : responsabilité du praticien ou de l'établissement

Cette distinction est fondamentale car elle détermine l'organisme qui prendra en charge l'indemnisation. La faute médicale — erreur de diagnostic, geste chirurgical inadapté, défaut d'information ou de surveillance — engage la responsabilité civile ou administrative du praticien ou de l'établissement. L'indemnisation est alors supportée par leur assureur en responsabilité civile professionnelle.

L'aléa thérapeutique : une indemnisation possible sans faute prouvée

L'aléa thérapeutique, en revanche, désigne un dommage grave survenu sans aucune faute, inhérent à un risque imprévisible de l'acte médical, alors même que les soins étaient conformes aux règles de l'art. Consacré par la loi Kouchner du 4 mars 2002 (article L.1142-1 II du Code de la santé publique), ce mécanisme permet une indemnisation par l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) au titre de la solidarité nationale. C'est une information que beaucoup de familles ignorent : il est possible d'être indemnisé même sans faute prouvée du médecin.

Infection nosocomiale grave : un régime d'indemnisation autonome

En cas d'infection nosocomiale grave (AIPP supérieur à 25 % ou décès), l'ONIAM indemnise directement au titre de la solidarité nationale, en vertu de l'article L.1142-1-1 du Code de la santé publique, indépendamment de toute faute prouvée. Cette voie est distincte de l'aléa thérapeutique et ne nécessite pas de démontrer qu'aucune précaution n'a été prise. Toutefois, cette disposition ne s'applique qu'aux infections nosocomiales, pas à tous les accidents postopératoires : une qualification médicale rigoureuse du dossier par un avocat spécialisé en responsabilité médicale est nécessaire pour s'assurer que cette voie est applicable.

Seuils de gravité et offres de l'ONIAM : prudence indispensable

En cas de décès, les seuils de gravité fixés par le décret n° 2003-314 du 4 avril 2003 — notamment le taux d'AIPP supérieur à 24 % — sont de facto considérés comme atteints. La famille n'a donc pas à démontrer le dépassement de ces seuils pour accéder à la procédure d'indemnisation. Attention toutefois : les offres formulées par l'ONIAM sont régulièrement inférieures aux montants accordés par les tribunaux. Or, l'acceptation d'une offre vaut transaction définitive et ferme tout recours judiciaire ultérieur (article L.1142-19 du CSP). Toute proposition doit impérativement être évaluée avant acceptation.

À noter : Depuis le 1er janvier 2025, le référentiel d'indemnisation de l'ONIAM a été révisé suite à une décision du Conseil d'État du 31 décembre 2024 : la participation forfaitaire aux frais de conseil (avocat spécialisé) est portée à 1 500 €, et certains plafonds de remboursement de frais ont été supprimés. Les victimes ou ayants droit ayant reçu une offre de l'ONIAM avant le 31 décembre 2024 peuvent demander une nouvelle offre sur la base de ces nouveaux référentiels. Toutefois, cette révision ne modifie pas le montant des postes de préjudice eux-mêmes (préjudice d'affection, préjudice économique, etc.) et ne compense pas l'écart structurel entre les offres ONIAM et les montants accordés par les tribunaux.

CCI ou action judiciaire : les deux voies de recours en cas de décès lié à une erreur médicale

La saisine de la CCI : une procédure gratuite mais exigeante

La première voie, souvent recommandée en priorité, est la saisine de la CCI (Commission de Conciliation et d'Indemnisation). Créée par la loi Kouchner, cette procédure est entièrement gratuite, y compris l'expertise médicale prise en charge par l'ONIAM. Le dossier doit être adressé par lettre recommandée à la CCI du lieu de réalisation de l'acte médical, en utilisant le formulaire Cerfa n°12245*03, accompagné du dossier médical complet, du certificat de décès et des justificatifs du lien de parenté. Le délai légal d'instruction est de six mois, mais il faut compter environ douze mois en pratique.

Conseil : Si la famille refuse l'offre de l'ONIAM ou de l'assureur à l'issue de la procédure CCI et décide de saisir le tribunal, l'ONIAM peut arguer de l'inopposabilité du rapport d'expertise CCI à son égard, obligeant les ayants droit à repartir d'une nouvelle expertise judiciaire depuis le début. Ce risque procédural majeur doit impérativement être anticipé dès la phase CCI en étant accompagné d'un avocat expert en dommage corporel et d'un médecin-conseil spécialisé en responsabilité médicale, afin de sécuriser les conclusions expertales dès cette étape. Ce piège ne s'applique qu'en cas de poursuite de la procédure devant le tribunal après la CCI ; si la famille accepte l'offre, il n'y a aucun risque procédural, mais tout recours ultérieur est définitivement fermé.

L'action judiciaire : tribunal judiciaire ou tribunal administratif

La seconde voie est l'action judiciaire. Si l'acte médical a été réalisé dans un établissement privé ou par un médecin libéral, c'est le tribunal judiciaire qui est compétent. Si l'acte a été réalisé dans un établissement public — hôpital ou CHU —, c'est le tribunal administratif qu'il faut saisir. Cette erreur de juridiction est fréquente et peut entraîner une irrecevabilité de la demande. Les deux voies ne sont pas exclusives : si l'avis de la CCI est défavorable ou l'offre insuffisante, le tribunal reste accessible.

Le rôle de l'ONIAM en cas de défaillance de l'assureur

Lorsque l'assureur du médecin ou de l'établissement reste silencieux ou refuse de formuler une offre d'indemnisation dans le délai de 4 mois suivant la réception du dossier de la victime, les ayants droit peuvent saisir l'ONIAM par lettre recommandée avec accusé de réception. L'ONIAM se substitue alors à l'assureur défaillant pour indemniser la famille, puis se retourne contre cet assureur. Il est important de préciser que cette procédure de substitution ne s'applique qu'en cas de faute reconnue ; elle ne couvre pas les cas d'aléa thérapeutique, pour lesquels l'ONIAM intervient à titre principal dès le départ.

La récupération du dossier médical : un préalable incontournable

Avant toute démarche, une priorité absolue s'impose : récupérer le dossier médical complet auprès de l'établissement de santé. Les ayants droit disposent d'un droit légal d'accès (articles L.1110-4 et L.1111-7 du CSP), à condition d'invoquer l'un des trois motifs prévus par la loi : connaître les causes du décès, défendre la mémoire du défunt ou faire valoir ses droits. L'établissement doit répondre dans un délai de huit jours en règle générale, mais ce délai passe à deux mois lorsque les informations médicales datent de plus de cinq ans. L'accès n'est pas automatiquement accordé à l'intégralité du dossier : le code de la santé publique limite l'accès aux seules pièces utiles à la poursuite de l'un des trois motifs légaux. Par ailleurs, si le défunt s'est explicitement ou implicitement opposé à la communication de son dossier de son vivant — même sans écrit formel —, l'établissement peut légalement refuser la demande (CADA, avis 20161863 et 20171854). Ce dossier constitue la pièce maîtresse de tout recours ultérieur.

Délais de prescription et rôle indispensable de l'avocat dans un recours pour décès par erreur médicale

Des délais stricts à respecter impérativement

Le délai de prescription est de dix ans à compter de la date du décès (article L.1142-28 du CSP). La saisine de la CCI suspend ce délai, ce qui constitue un avantage stratégique supplémentaire. Sur le plan pénal, une plainte pour homicide involontaire peut être déposée dans un délai de six ans à compter des faits. Cette voie ne permet pas d'obtenir directement des dommages et intérêts, mais ouvre la possibilité de se constituer partie civile.

Ne pas attendre est un conseil fondamental. Plus le dossier est constitué tôt, plus les preuves — témoignages, éléments médicaux, pièces de soins — restent disponibles et fiables. Réunissez dès maintenant les pièces justificatives : actes d'état civil, bulletins de salaire du défunt, factures d'obsèques, justificatifs de présence lors de l'hospitalisation, certificats de suivi psychologique en cas de deuil pathologique.

Face à l'assureur et aux experts, un accompagnement spécialisé change tout

La question du recours à un avocat mérite d'être posée franchement. La procédure CCI est théoriquement accessible sans avocat. Toutefois, lors de l'expertise — étape la plus déterminante —, l'établissement de santé est systématiquement représenté par son propre avocat accompagné d'un médecin-conseil. La famille qui se présente seule face à ce duo n'est pas à armes égales. Un avocat spécialisé en dommage corporel et responsabilité médicale identifie tous les postes de préjudice — y compris ceux systématiquement omis par les assureurs —, valorise le dossier et prévient toute acceptation d'une offre insuffisante à titre définitif. À titre d'illustration, un assureur avait proposé 12 000 € à une veuve au titre du préjudice d'affection ; après intervention d'un avocat, le montant final obtenu a été de 26 000 €, soit plus du double.

Conseil : Si l'assureur n'a pas versé le montant de l'indemnisation dans le délai d'un mois suivant l'acceptation formelle de l'offre par les ayants droit, des intérêts de retard correspondant au double du taux légal en vigueur sont automatiquement applicables, par journée de retard. Ce mécanisme, prévu par le code de la santé publique, constitue un levier concret pour accélérer le paiement effectif après accord amiable. Il doit être rappelé à l'assureur par écrit dès le dépassement du délai, de préférence par un avocat spécialisé en responsabilité médicale.

Si vous avez perdu un proche à la suite d'une opération et que vous vous interrogez sur vos droits, Maître Hugo Bargès peut vous accompagner dans l'ensemble de ces démarches. Fort de sa formation en droit médical et de son expérience antérieure au sein de compagnies d'assurance dans le domaine de l'indemnisation des préjudices corporels, il maîtrise les mécanismes d'indemnisation et les échanges avec les assureurs comme avec l'ONIAM. Son cabinet, situé à Lille, intervient sur les dossiers de responsabilité médicale et de dommage corporel avec une approche structurée, adaptée à chaque situation familiale. N'hésitez pas à le solliciter pour une analyse confidentielle de votre dossier.